Opium Poppy : l’Afganistan à  nouveau…

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Opium Poppy de Hubert HADDAD éd. Zulma 2011 (Roman, 171 p.)

L‘Afghanistan à  nouveau Après Yasmina Khadra, Khaled Hosseini, Atiq Rahimi et James Meek, nous arrive ce récit beau comme un poème, déchirant comme un attentat, de la plume de Hubert Haddad (né en Tunisie en 1947), autant romancier que poète (son roman précédent Palestine, 2008, Prix Renaudot Poche, Prix des 5 continents de la francophonie).
Un jeune garçon, Alam, issu d’une famille de bergers des montagnes, est emporté par le maelstrom de la guerre. Une inconcevable succession de drames l’emporte, -épisode particulièrement frappant de son enrôlement dans la bande d’un chef taliban, avec son dénouement tragique-. Le voici enfant vagabond, livré à  la jungle de la survie. Puis c’est l’arrivée à  Paris après un transit clandestin à  travers l’Asie mineure.
De centres d’accueil en squats, Alam se met sous la protection d’un petit caïd kosovar. Trafic de drogues et d’armes, et la jeune Poppy, droguée au dernier degré.

Un livre qui parle du cœur de la souffrance d’un innocent ; récit d’armes, de sang, d’exil, d’amour (pour Madadai à  Kaboul, puis Poppy ) conduit par une écriture somptueuse, qui magnifie l’enfant sans céder au pathos. Une apocalypse traversée de splendeur.


A mettre entre toutes les mains.

Geneviève Vidal

« Hubert Haddad prend à  bras-le-corps le réel de son temps dans ce qu’il a de pire, de plus barbare, et en tire un grand livre. De ceux qui font réfléchir et, peut-être, rendent meilleurs leurs lecteurs. Il est évident que l’on n’oubliera jamais le héros d’Opium Poppy

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Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

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