édito

Novembre 2017

Cet automne, de nombreux évènements culturels émaillent la ville de Lyon. Il y a eu le Festival Lumière, puis la Biennale d’Art Contemporain, il y a la Biennale d’Art Sacré Actuel qui connaît un fort succès, sans compter les nombreuses programmations des institutions théâtrales et musicales, et aussi des lieux culturels plus modestes mais très dynamiques qui irriguent la Métropole. Toutes ces manifestations sont l’occasion de croiser de nombreux artistes: peintres, sculpteurs, comédiens, musiciens. Tous nous disent quelque chose de l’homme.

A Arts, Cultures et Foi, nous cherchons à savoir si le travail des artistes peut ouvrir des chemins de dialogue entre les hommes: quel rôle peuvent jouer les artistes, à une époque tellement marquée à la fois par la violence et par l’argent, mais aussi par la rencontre des cultures et des élans de solidarité ? L’art est-il une manière d’ouvrir les sources de vie encore cachées dans le monde, d’ouvrir nos yeux à l’émerveillement devant la vie ? Une démarche artistique peut-elle ouvrir à une dimension transcendante de la vie ? Peut-être même à Dieu ? L’art est-il « une sorte d’appel au mystère » ?

Ces questions guident notre démarche, et nous ne manquerons pas de vous la faire partager à travers tous les évènements que nous vous ferons connaître tout au long de l’année.

Pierre Moutarde, Délégué épiscopal.

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Juillet 2017

Service du diocèse de Lyon, « Arts, Cultures et Foi » s’est donné pour mission de repérer les oeuvres et les artistes qui nous interpellent au plan spirituel, et qui peuvent être source commune de rencontre, de dialogue et de questionnement.

Cela peut concerner un livre, un film, un spectacle, une exposition. Dans notre équipe, nous considérons que les artistes disent quelque chose du monde, et que la fréquentation des arts et des artistes est une saine interpellation qui ne peut que fortifier notre foi en Dieu.

L’Art est un formidable média pour entrer en dialogue avec les autres, et il est certainement très bien placé pour dialoguer avec les incroyants. Au-delà des personnes, il s’agit de faire en sorte que chrétiens et incroyants se connaissent et se parlent.

Le diocèse de Lyon a quelque chose à dire aux incroyants, et il a quelque chose à apprendre des incroyants. Et tout en demeurant ce que nous sommes, nous pouvons nous retrouver sur des options humanistes: « Les motivations religieuses de cet engagement peuvent ne pas être partagées, mais les convictions morales qui en découlent constituent un point de rencontre entre les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté » (Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise n° 579).

Pierre Moutarde – Délégué épiscopal Arts, Cultures et Foi.

 

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