Patrick Chanéac à  Confluences-Polycarpe

Jusqu’au 1er juin 2013 (ouverture les jeudi, vendredi et samedi de 15h à  18h)
Patrick Chanéac propose aux visiteurs d’entrer dans son monde, celui d’une peinture en profusion de couleurs et de formes…
crbst_chan_C3_A9ac__2090_20x_2090_20cm__.jpg
Les peintures de Patrick Chanéac demandent au spectateur une participation active pour trouver l’une des multiples entrées possibles, pour s’approprier son univers, pour atteindre le point d’équilibre. Le regard porté sur son monde, où la profusion des couleurs épouse toujours harmonieusement une multitude de formes et de dessins invraisemblables, ne peut rester passif, figé. Il propose des sentiers différents ou masqués qui s’offrent à  vous comme des invites de plaisirs. Point d’entrée unique ni de regard uniforme. Les œuvres sont le reflet de chacun, un univers à  personnaliser, un équilibre à  trouver, une démarche à  comprendre, l’obligation d’une interactivité dynamique.

Mais ces parcours ludiques, par le biais des interprétations personnelles, le reflet de minuscules miroirs qui constellent certaines de ses peintures ou la présence de mystérieux oculus, nous renvoient à  nous-mêmes, à  nos doutes sur l’art, la vie, le monde. Car, derrière ces architectures savamment structurées, derrière l’ardente rigueur des formes harmonieuses, derrière l’abstraction audacieuse, les arabesques énergiques, les méandres insolites, se cachent un mystère, une réalité troublante qui effleurent nos âmes comme une mauvaise conscience. Un des intérêts majeurs de l’œuvre est l’étonnante ambivalence qui existe entre la modernité de son œuvre, son approche totalement nouvelle, inédite, la sensation de jamais vu et l’ancrage reptilien né du désir de créer, la vision d’un monde totémique, primitif. Une autre grande émotion procurée par ses luxueuses créations est la sobriété absolue à  laquelle il parvient en multipliant les contraintes géométriques, la maîtrise du moindre espace, le savant mélange des matières : bois, eucalyptus, pédoncules, verre, laiton, acrylique.C’est un épurement sophistiqué, une richissime ascèse, une spontanéité poétique maîtrisée.

Regards de photographes-artistes contemporains au couvent de la Tourette

Philippe Chancel ; Franck Christen ; Stéphane Couturier ; Marie-Noëlle Décoret ; François Diot ; George Dupin ; Pascal Hausherr ;
Jacqueline Salmon.
Du samedi 13 avril à  fin juillet 2013

A l’occasion de l’achèvement
du chantier de restauration du couvent de La Tourette, qui aura duré six ans, une exposition de photographies est organisée.
Cette exposition associe un certain nombre de regards de photographes-artistes qui depuis quelques années ont invités par
les frères dominicains en résidence à  La Tourette.
A travers leurs photographies ils renouvellent notre regard sur l’
architecture du couvent et montrent toute la richesse que recèlent les lieux.
Ils témoignent à  leur manière de la fascination que le couvent continue d’exercer. Outre des photographies d’ archives présentées pour la première fois, un ensemble de photographies, réalisées au cours de ces dernières années par chacun de ces artistes, sera exposé
au sein même du couvent.

Découvrir quelques oeuvres…

Exposition_photos_couvent_2013.pdf

« Peccata mundi » Une proposition photographique de Claire Artemy

« Peccata mundi » Une proposition photographique de Claire Artemy
du 7 février au 20 avril 2013 dans l’église Saint-Polycarpe

ouverture les mardi et vendredi de 15h à  18h

Claire Artemyz revisite le thème de la Passion. Portant un regard centré sur le détail, dans une sobriété des cadrages et une mise en lumière isolant l’objet photographié, un crucifix, la photographe nous invite, par le nécessaire déchiffrage des images, à  une lenteur propice à  la méditation.
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean, 1-29)

La photographe Claire Artemyz a produit la série PECCATA MUNDI qui reprend des images connues de la chrétienté et présentes dans la conscience collective à  travers le monde. L’artiste a voulu aborder le registre religieux sous un angle de vue très précis: montrer ces détails qui évoquent les grands moments de la souffrance du Christ, qui vont de pair avec l’importance hors norme qu’a eue le développement de la foi jusqu’à  aujourd’hui. Claire Artemyz tente ainsi d’éclairer ce que le divin peut nous révéler: cette vibration, où la beauté dégagée de ce crucifix nous évoque bien plus que nous ne pourrons le formuler avec nos propres mots. L’artiste tend souvent à  aller vers l’abstraction, vers le volume, le détail important et non vers un ensemble qui pourrait sembler figé. Claire Artemyz nous invite alors à  découvrir ces formes sacrées pour, peut-être, méditer, admirer et voir ce qui nous est révélé individuellement dans cette richesse spirituelle.
Fabian Fischer
crbst_Peccata_20Mundi1_20.jpg
C’est avec la musique sacrée baroque que j’ai revisité la Crucifixion et que le besoin de développer une série de photographies sur ce thème s’est imposé. J’ai tout de suite pris comme sujet la représentation du Corps de Jésus sur la Croix, contraint et blessé, comme on le voit sur les Crucifix : ce sont en effet des objets qui ont longtemps fait partie de la vie quotidienne et dont l’image, même pour les non pratiquants, est aujourd’hui ancrée dans notre inconscient. Les lectures des écrits de Saints qui portaient les stigmates, tels que François d’Assise, Catherine de Sienne ou encore Brigitte de Suède, ont aussi guidé ma façon de photographier les Blessures Sacrées – les clous dans les mains et les pieds du Sauveur, la blessure à  Son côté d’où s’écoulent les gouttes de Son sang. C’est dans ces Blessures que se montre pleinement l’union du Divin et de la fragilité du vivant soit, comme l’a dit Saint Bonaventure: « l’union du seul Parfait et de l’Immense avec une nature faible ».
Je me suis donc concentrée sur ces Blessures, y appliquant les principaux traits de mon regard photographique : une recherche sur la lumière ainsi que le choix de plans très rapprochés, aboutissant à  des images presque abstraites. C’est dans un second temps, en prenant de la distance, que le sujet en question, le Crucifix, se révèle alors dans sa globalité.

Murmure d’une encre noire

Méditation sur l’altérité par la peintre coréennne In Gang

Diapositive1-30.jpg

du vendredi 15 février au dimanche 31 mars 2012
permanences le samedi de 17 à  18 h 30
le dimanche de 11 h à  12 h 30
Sur rendez vous les vendred
i

les 2 premiers week ends In Gang sera présente et va élargir les heures de permanence.
Des visites de groupe sur rendez vous sont possibles.

Renseignements : leschaz@numericable.fr ou 06 63 37 09 41

Diapositive1-31.jpg

Passeur de Lumière Eric Michel chez Le Corbusier

PASSEUR DE LUMIÈRE
ERIC MICHEL CHEZ LE CORBUSIER
Exposition du samedi 9 février au 31 mars 2013

Vernissage vendredi 15 février 18h-21h
en présence de l’artiste

image003.jpg

La lumière est au cœur de l’architecture de Le Corbusier pour qui elle est un matériau, comme le béton, avec laquelle il construit ses bâtiments.
À La Tourette, Le Corbusier et Xenakis mettent en scène la lumière. Aussi c’est tout naturellement qu’est invité au couvent Éric Michel qui travaille depuis de nombreuses années ce matériau. C’est à  faire une expérience, celle de la lumière, que l’artiste nous invite à  travers ses œuvres et ses installations. L’artiste interroge notre rapport au réel, jouant sur la frontière du matériel et de l’immatériel, tel un intermédiaire, un « passeur ».

Pour reprendre l’heureuse formulation de Rébecca François, devant les œuvres d’Éric Michel, la sensation de «toucher du regard » nous envahit. Vient s’ajouter à  cet effet purement physique une émotion, une résonance intérieure. La source lumineuse qui éclaire, qui révèle, devient un sujet en soi et trouve sa puissance magnétique dans le monochrome et les couleurs fluorescentes. Loin de révéler un univers aseptisé, néons et pigments purs, hérités de l’esthétique des années soixante-dix, créent un « bain lumineux » qui confère à  l’espace une dimension tout à  fait autre.
L’artiste déstabilise notre perception et parvient à  créer des « états visuels particuliers » comme disait Donald Judd au sujet de Dan Flavin.
La matérialité de la lumière nous absorbe jusqu’à  nous plonger dans une profonde immersion propice à  la méditation.

Éric Michel expose ses œuvres régulièrement en France et à  l’étranger, notamment à  Tokyo, Rome, Genève, Pékin, Londres et New York. En 2009 il expose au musée d’art contemporain (MAMAC) de Nice et au printemps dernier il participe à  l’exposition Le Néon dans l’art à  La Maison Rouge – Fondation Antoine de Galbert, à  Paris.

du mardi au dimanche de 14h30 à  18h30
Visite guidée sur rendez-vous.
Contact
Frères dominicains
Couvent de La Tournette
69210 Eveux
Tèl : +33 (0)4 72 19 10 90
Fax : +33 (0)4 72 19 10 99
Mail : accueil@couventdelatourette.fr

En savoir plus.
[->http://www.couventdelatourette.fr/IMG/pdf/exposition_eric_michel-2.pdf]

« Dialogue avec l’objet » à  Confluences Polycarpe

jusqu’au 22 décembre 2012, ouverture les jeudi, vendredi et samedi de 15h à  18h

« Dialogue avec l’objet » de Jean-Marc Sohier

crbst_Escargot_20rouge_300dpi.jpg

Les objets contiennent selon moi beaucoup de sens. Ils participent au développement de notre capacité de dialogue avec le monde. Cela me semble particulièrement sensible pour le mobilier et les objets de la maison, parce que ceux-ci concernent à  la fois l’utile et l’esthétique, mais aussi parce que nous avons avec eux une relation intime et souvent sensuelle. Il ne s’agit pas seulement du toucher, de la matière bois ou autre, mais aussi de la façon dont ils sont reliés à  notre quotidien.

Que ce soit par la création de meubles, de luminaires, d’objets pour la maison, ou par la photographie de sièges dans un environnement particulier, je suis ému et attiré par les dialogues qui se créent entre l’objet, l’humain, l’environnement.

Non seulement entre l’objet lui-même et son utilisateur, mais aussi entre les personnes elles-mêmes par le truchement de l’objet, parce que celui-ci nous concerne et nous regarde. Lorsque l’objet nous touche particulièrement, il a la capacité de modifier notre regard, notre comportement, notre pensée et nos relations interpersonnelles.

Jean-Marc Sohier

Regards d’artistes sur Pierre Soulages

base_internet.jpg

A propos de Pierre Soulages et ses noirs lumineux et profonds, l’un des derniers géants de l’art contemporain.
Les arts plastiques, tels qu’en parlent les artistes et les médiateurs culturels à  Saint-Polycarpe : 10 h – 12 h
En ce moment le musée des Beaux-Arts, Palais Saint-Pierre, consacre une importante exposition à  l’artiste Pierre Soulages, en partenariat avec la Villa Médicis.

Cette exposition fait suite à  l’acquisition récente par le musée
de trois œuvres de Pierre Soulages :
Brou de noix sur papier 60,5 x 65,5 cm, 1947
Peinture 202 x 143 cm, 22 novembre 1967
Peinture 181 x 244 cm, 25 février 2009, triptyque,

Ces œuvres acquises pour un montant total de 1,5 millions d’euros ont rejoint les collections du musée au début du mois de mars 2012.
Un médiateur culturel introduira à  l’œuvre de Pierre Soulages et au débat qui fera suite à  l’expression des sentiments et émotions de quatre artistes, présentes à  la dernière biennale d’art sacré actuel 2011) : le souffle : Françoise Ayme-Martin, Sophie Martini, Walburga Puff, Véronique Soriano.
au Musée des Beaux-Arts de 12 h à  14 h, en alternance avec le repas
Visite guidée de l’exposition Pierre Soulages au musée des Beaux-Arts.

Inscriptions :
Maison Diocésaine 6 avenue Adolphe Max Lyon 5ème, ou par courrier à  la même adresse accompagné du réglement après avoir imprimé le bulletin ci-dessous.

Bulletin_d_inscription-4.pdf

possibilité de billetterie sur place

Prix des places : 10 € Tarif réduit : 5 € étudiants et en recherche d’emploi Gratuit pour les enfants

Saint Michel, le combat des anges

140_1.jpg

Jusqu’au 6 janvier 2013, le musée d’art religieux propose une exposition consacrée à  l’iconographie de l’archange Michel.
L’occasion de mettre en valeur les représentations de saints et saintes, luttant eux aussi contre le mal, représenté sous les traits monstrueux de dragons, de tarces, de bêtes affreuses…

« Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon.. Et le Dragon riposta avec ses anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel » (Ap.12,7-8)

Musée ouvert de 10 h à  12 h 30 et de 14 h à  17 h 30

En savoir plus : [->http://www.fourviere.org/fr_FR/saint-michel-le-combat-des-anges-4,140.htm]

L’OSE (l’Oeuvre de Secours aux Enfants) présente son exposition sur le sauvetage des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale par ses réseaux.

sauver_les_enfants.jpg

Après une tournée en France (Toulouse, Strasbourg, Marseille) et une présentation aux Archives Nationales à  Paris, l’exposition « Sauvez les enfants, 1938 – 1945 » est

du 30 octobre au 8 novembre
à  la salle Edmond Locard au centre Berthelot.

Elle montre le rôle majeur de l’OSE dans le sauvetage des enfants juifs, pendant la seconde guerre mondiale en France.

En savoir plus :

Chemin de croix Chemin spirituel

Le 1er Novembre 2012, à  15 heures, Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon inaugurera le chemin de croix monumental du peintre Patrick MARQUES, de l’église de Brignais.

DESCRIPTION DE L’OEUVRE

Un ensemble de 14 toiles réalisée dans l’atelier de l’artiste, ont été marouflées par citécréation sur les deux murs de la nef de l’église. Ainsi l’oeuvre fait intiment corps à  l’édifice.
Dans une impressionnante cohérence d’ensemble, de couleur et forme, le peintre a proposé des ruptures et respirations dues aux disparités d’implantations et formats des tableaux, dont certains de
très grande taille. L’oeuvre requiert ainsi une forme d’invitation au cheminement, et une force d’appel à  vivre ce chemin le mur gauche exprime l’humain, dans son tourment, sa souffrance, et sa faiblesse, tandis que le mur droit semble proposer l’expression de révélations divines jusqu’au sens de la croix, espoir de l’humanité
« respect d’un édifice qui porte son histoire, pour exprimer un mystère de 2000 ans qui se réalise dans le coeur du monde d’aujourd’hui et de demain. Quel moteur que de voir en cela toute la
cohérence d’un tel travail avec ma propre démarche artistique : Vouloir faire concourir en un point d’unité universelle, et intemporelle : d’une part, la matière picturale pure, dans son abstraction et liberté formelle d’aujourd’hui, et d’autre part, la figuration classique dans le respect du beau et vieux métier de peintre, de nos ancêtres.
Je resterai fidèle à  ma démarche de peintre : Trouver dans les mystères purement abstraits de la couleur, matière à  construire des expressions figuratives de l’être. Tout mon travail sera zoomé sur
les sentiments et ressentis, en poussant l’abstraction de la couleur jusqu’à  la figuration expressive des visages, ou autres fragments de corps et objets chargés de symboles. Je mettrai mon attirance
naturelle vers les clairs obscurs pour faire jaillir la lumière que l’on cherche au delà  des ténèbres du monde » patrick Marquès

Cette grande oeuvre contemporaine, loin d’être une illustration narrative traditionnelle des faits, invite moins à  la contemplation qu’à  un cheminement collectif plein d’espoir et à  un regard individuel du mystère de la vie, au coeur de sa propre humanité.
Patrick Marquès

Partrick_Marques.jpg

Chemin de croix Chemin spirituel

Le chemin de croix de Brignais : Une oeuvre portée par un cheminement spirituel (témoignage de Patrick Marquès)
« Patrick, peins La peinture est ton chemin »
Ces quelques mots me furent donnés par mon ami le père jésuite octogénaire René Bernard , en réponse à  ma question comment rencontrer Dieu, croire en lui, et le prier. Il connaissait mes doutes et obstructions dans ce chemin de la foi. Ce vieil ami de toujours me rendait visite lors de ses passages vers chez moi, au
gré de ses voyages. C’était un homme très riche, et très libre, qui ne possédait que quelques rechanges dans une vielle petite valise métallique vintage. Son immense fortune était en lui, au fond de son coeur, des joyaux d’expériences humaines aux couleurs de l’amour un trésor vibrant qui semblait si simplement appartenir à  tous, mais qui était pourtant bien à  lui.
L’été dernier, cet ami si cher nous a quitté, rendant son dernier souffle à  la maison de retraite des jésuites à  Pau. Ne pouvant me rendre si loin pour me joindre au dernier adieu, je poussais la porte de l’Eglise de Brignais, m’obligeant à  y passer simultanément le même temps.
J’espérais tant y trouver des réponses à  mes quêtes insatisfaites, à  propos de la foi, mais je n’y avais trouvé que le silence opaque et ma propre colère. Je m’en voulais d’avoir prononcé avec constance cette phrase: « René, si tout cela a un sens et si tu es vivant fais moi un signe ». J’avais perdu mon temps
J’ignorais que quelques mois plus tard, on allait venir me chercher pour me dire : « on a besoin de toi pour faire un chemin de croix dans cette église »
J’ai mis toute mon énergie d’artiste et d’homme au service de cette mission, un chemin , une mise en chemin.

En savoir plus : Dossier de presse – dossier_de_presse_1erNov-2.pdf

Invitation à  télécharger : invitation_officielle_01nov2012.pdf