Festival de Musique Baroque de Lyon – l’ensemble« La Grande Chapelle »

Concert
Dans le cadre du Festival de Musique Baroque de Lyon, l’ensemble
La Grande Chapelle présente un programme commémoratif du Ve centenaire de la mort du peintre El Greco (1614-2014) . Un concert évoquant certaines grandes festivités de Tolède au cours desquelles rivalisaient voix et instruments. L’ensemble puisera non seulement dans le répertoire des maîtres de Chapelle au temps d’ El Greco, mais aussi dans les riches recueils de chants polyphoniques des célèbres compositeurs du siècle d’or espagnol.

Ensemble vocal et instrumental, La Grande Chapelle fait référence à  la célèbre chapelle de la Maison de Bourgogne et des Habsbourg qui servait à  la Cour royale d’Espagne jusqu’au XVIIe siècle, connue aussi sous le nom de capilla flamenca. Comme le voulait l’époque, La Grande Chapelle est formée par des interprètes professionnels, de différents pays d’Europe. Fondé en 2005 par le maestro àngel Recasens, l’ensemble est placé désormais, sous la direction de son fils d’Albert Recasens .

Programme

Oeuvre: Beata viscera Mariae
Compositor/a: Antonio de Cabezà³n (ca. 1510-1566)

Oeuvre: Motet: Ave regina caelorum, a 5
Compositor/a: Alonso Lobo (1555-1617)

Oeuvre: Motet: Trahe me post te, a 5
Compositor/a: Francisco Guerrero (1528-1599)

Oeuvre: Motet: Beata mater, a 6
Compositor/a: Bernardino de Ribera (1520-1571/72)

Oeuvre: Antienne ad Magnificat: Veni sponsa Christi, a 4
Compositor/a: Sebastià¡n de Vivanco (ca. 1551-1622)

Participants
« La Grande Chapelle »

http://lyon.cervantes.es

The Search

Chroniques cinéma de Marie-Noëlle Gougeon

Semaine du 26 Novembre au 3 décembre

Film de Michel Hazanavicius avec Bérénice Béjo, Annette Bening, Abdul Khalim Mamatsulev (2014 2h14).

Le film se déroule pendant la seconde guerre de Tchétchénie en 1999. Il fait se croiser le destin de quatre personnages. Carole, déléguée de l’Union Européenne en mission pour la commission des Droits de l’homme. Kolia, jeune soldat russe enrôlé dans l’armée. Hadji, petit garçon recueilli par la jeune femme alors qu’il vient de perdre ses parents assassinés par des soldats russes et qu’il s’est enfui de la maison. Enfin, Raissa sa grande sœur rescapée du massacre familial avec son plus jeune frère (un bébé) parti à  sa recherche.

Le conflit tchétchène a été oublié des médias et difficilement couvert. Les ONG n’ont pourtant pas manqué de rédiger des rapports, de tenter d’alarmer le Parlement Européen, l’ONU sur les exactions de l’armée russe et la compromission du pouvoir tchéchène. En vain..

Michel Hazanavicius souhaitait par ce film rappeler ce conflit entre Moscou et la Tchétchénie, évoquer le sort de milliers d’habitants terrorisés, affamés, déplacés.
Si le propos est louable et est en partie honoré car il permet de se replonger et d’essayer de comprendre les enjeux de cette guerre, on ne peut pas dire que le film nous y aide vraiment.
« The Search » suit en montage parallèle l’histoire de Kolia, le jeune soldat russe dans de longues séquences de brimades autant violentes que gratuites, éprouvantes à  suivre. Et en même temps le périple de Hadji, le jeune garçon rendu muet par le choc de la mort de ses parents, recueilli par Carole et sa lente remontée vers une vie plus humaine.
C’est un défilé de séquences certes représentant bien la réalité d’alors, mais inopérant sur la compréhension des causes du conflit, l’apathie des gouvernements, le quasi silence des médias et la réalité aujourd’hui de la Tchétchénie.

Michel Hazanavicius n’ pas su choisir un vrai et beau sujet. L’histoire du garçonnet à  la recherche de sa sœur, magnifiquement interprété par un jeune tchétchène aurait amplement suffi à  montrer les ravages d’une guerre, et la lente résilience opérée par l’enfant.
Le spectateur est balloté entre plusieurs sujets, plusieurs lieux, plusieurs histoires sans avoir le temps de saisir les propos du réalisateur, de comprendre le sens qu’il veut donner à  tout çà .
Il reste des personnages perdus au milieu de centaines de figurants, de paysages désolés, de violences de guerre. Cela ne fait pas un film !

A la vie

Chroniques cinéma de Marie-Noëlle Gougeon

Semaine du 26 Novembre au 3 décembre

«A la Vie » de Jean-Claude Zilbermann avec Julie Depardieu, Suzanne Clément, Johanna ter Steege.
( 2014 1h44).

Jean-Claude Zilbermann avait déjà  réalisé un documentaire « Irène et ses sœurs » autour de la vie de sa mère, déportée à  Auschwitz qui avait retrouvé deux amies rescapées comme elle.

Chaque année depuis 1962 et jusqu’à  la fin de leur vie, elles se sont retrouvées à  Berck-Plage, quelques jours par an, aux vacances d’été.
C’est de cette « réalité » et des souvenirs que les jeunes femmes se remémoraient que JC Zilbermann a bâti cette fiction A la vie.
On est dans les années 60 au soleil de la mer du Nord. Les femmes osent les premiers maillots deux- pièces, la musique yé-yé commence à  envahir les ondes, sur la plage de gentils moniteurs accueillent les enfants au Club Mickey.

C’est dans cette ambiance rose bonbon et légère que Lili, Rose et Irène, plus ou moins bien mariées prennent quelques jours de liberté. Mais bien vite les souvenirs de la guerre brouillent leur apparente
complicité. Les unes veulent l’oublier, la troisième semble encore vivre enfermée, et que dire de la culpabilité qui les habite d’être encore en vie : pourquoi ont-elles survécu, elles, alors que plusieurs de leurs compagnes n’ont pas survécu dans cette Marche de la mort après la libération des camps ?

Les reproches et les disputes fusent.
Des regrets, des remords, la culpabilité d’être encore en vie alors que l’une d’entre elles y a perdu son enfant, qu’une autre n’a jamais voulu se marier pour ne plus jamais être enfermée et que Julie Depardieu-Irène, qui joue la mère du réalisateur subit une frustration matrimoniale et sexuelle depuis son mariage avec un ancien des camps victime d’une castration

Cette partie de leur vie est à  tout jamais en elles. Qu’elle la taise comme Rose, l’oublie comme Lili ou en parle comme Irène, elles ne peuvent se défaire d’y penser, de l’évoquer.

Mais rien de morbide dans leur propos et encore moins dans la façon dont JC Zilbermann a réalisé son film : le choix du temps des vacances, des retrouvailles entre amies, la musique de l’époque, colorent ces souvenirs d’un ton doux amer. Ces femmes se libèrent d’un poids trop lourd en goûtant ces petites choses de la vie : la mer, le sable, les glaces menthe à  l’eau. Sourire pour ne pas sombrer. S’octroyer quelques moments de liberté avec le jeune moniteur car on sait bien que la réalité reviendra bien vite.

Des trois actrices on retiendra surtout Julie Depardieu qui illumine le film de ses retenues, de ses sourires candides et ce chagrin que l’on sent toujours derrière les yeux bleus étonnés.
A la vie, à  la mort : un film grave et léger à  la fois.
L’une ne va jamais sans l’autre quand on a vécu l’enfer des camps

Sol’ en films

Dans le cadre de La semaine de la Solidarité Internationale qui se déroule du 25 Novembre au 2 Décembre, 20 salles de cinéma de Lyon et sa région se sont associées pour présenter une quinzaine de films autour du thème :
« Agriculture, alimentation, consommation : les vrais défis ».
Pour consulter tout le programme et les horaires des séances :

http://www.grac.asso.fr/admin/img/eve/3056.solenfilm.pdf

Parmi tous les films proposés nous avons choisi :

Sacrée Croissance de Marie-Monique Robin séance proposée et débat animé en lien avec le CCFD.
Le dogme de la croissance illimitée interrogé et des alternatives proposées.
Le jeudi 27 Novembre à  20H30 aux Alizées à  Bron.

Pierre Rahbi, au nom de la terre de Marie-Dominique Dhesling.
Le jeudi 27 Novembre à  20H au Cinéma Maison du Peuple à  Pierre-Bénite.

Le sel de la terre de Win Wenders et Julian Salgado : un hymne à  la beauté de la terre.
Le dimanche 30 Novembre à  18H au Ciné Les Aqueducs à  Dardilly.

Marie Heurtin

Le film Marie Heurtin est inspiré d’une histoire vraie. A la fin du XIXème siècle, Marie Heurtin naît sourde, aveugle et muette dans une famille pauvre. Ses parents ne voulant pas la mettre à  l’asile la confient à  l’institution de Larnay, près de Poitiers où des religieuses s’occupent de jeunes filles sourdes. Là , malgré l’opposition de la Mère Supérieure, une jeune sœur, Sœur Marguerite va se prendre d’amitié pour cette « sauvageonne » et vouloir l’apprivoiser, la sortir de son silence et inventer avec elle et pour elle un langage « tactile » où les objets seront associés à  un geste sur son corps (paume, visage, bras etc).

L’apprentissage ne va pas de soi car Marie est depuis longtemps dans un monde sans bruit, sans son, sans communication. Difficile, sans repère visuel d’utiliser le langage de signes déjà  connu. La cécité ajoute une difficulté.

Mais la persévérance, la conviction de Sœur Marguertite dans les capacités de réussite de son projet et la « foi » dans son élève avec qui elle entretient un lien fusionnel vont surmonter tous les obstacles.

Marie apprendra la langue des signes, l’alphabet braille et aidera à  son tour des jeunes filles arrivant dans l’institution. Tout ceci nous est dévoilé dans une note à  la fin du film.

Et c’est un peu le reproche que l’on peut faire à  ce film au demeurant plein de bonnes intentions et ouvrant un coin du voile sur le monde des sourds. Qui pourrait critiquer cette tâche ô combien passionnante que celle d’ouvrir une fillette laissée à  elle-même au monde de l’échange, de la rencontre, de la réflexion ?
C’est ce travail qu’a accompli Sr Marguerite donnant tout, à  la limite de ses forces.
Mais ce long compagnonnage, cette lente maturation, cette évolution de Marie sur une dizaine d’années nous est « montré » plus qu’il nous est expliqué, partagé. Pour qui a travaillé ou s’est intéressé à  la question du langage, on reste un peu sur sa faim.

Rodin et son éternelle idole

la Maison de la danse

du 2 au 7 décembre

« Rodin et son éternelle idole », la nouvelle création de Boris Eifman avec sa troupe de Saint-Pétersbourg consacrée à  Rodin. Dans un style néo-classique, Boris Eifman a toujours su nous émouvoir dans ses multiples ballets, car ils sont l’œuvre d’un véritable humaniste. Ici, il raconte l’histoire fascinante et tumultueuse du sculpteur Auguste Rodin et de son éternelle idole, Camille Claudel, femme passionnée, géniale et broyée. Elle fut son apprentie, sa maîtresse et sa muse entremêlant la vie et l’art, la création et la passion amoureuse jusqu’à  la folie. Et la troupe est sensationnelle !

Contact

la Maison de la danse

du 19 au 29 novembre

« Contact », une nouvelle création de Philippe Decouflé. Conçu comme un spectacle dans le spectacle, ce spectacle est en réalité une comédie musicale et visuelle. Decouflé est, depuis plus de vingt ans, l’un des artistes les plus décoiffants qui soit. Il dirige ici des danseurs, des comédiens, des chanteurs, des musiciens exceptionnels (en particulier le fameux Nosfell). Decouflé a – presque – toujours su, dans ses spectacles bondissants, nous emmener dans de véritables éblouissements.

Nous ne l’embrasserons plus

«Nous ne l’embrasserons plus » pièce tirée du livre «Et nous, nous ne l’embrasserons plus » de Marie-Noëlle Gougeon

Remarquable travail du metteur en scène Jérôme Sauvion et du chef éclairagiste Pascal Nougier..

Ce livre est une histoire vraie : le récit écrit à  partir de la correspondance entre des jeunes gens lyonnais pendant la guerre de 14 et retrouvée dans la maison familiale de l’auteur qui est la petite fille de deux des héros de l’histoire.

L’adaptation théâtrale est centrée sur la vie de Mathilde, la jeune fille du livre, sœur et fiancée des deux garçons.

Dans la pièce, Mathilde est représentée à  trois époques de sa vie..
La pièce commence en 1939, la jeune femme a peur de voir repartir les hommes de sa famille..
Elle se souvient de la première guerre et des lettres qu’elle recevait.
Mathilde jeune, sur son fil, tient l’équilibre entre le front et l’arrière et elle symbolise aussi ce « fil de la vie » qui continue malgré tout…
Elle est là  devant ses pianos pour nous raconter son histoire en musique, dans les notes de Sati.

La pièce est magnifique, tout en émotions, humour, gravité et pleine de vie malgré tout..Elle dure 1H 10′.

Marie-Noëlle Gougeon

RCF(émission réécoutable en podcast) : Marie-Noëlle Gougeon est interviewée par Laetitia de Traversay dans son émission «D’un livre à  l’autre » le lundi 10 Novembre à  11H30 sur .

Elle se jouera à  la Maison du Peuple de Pierre-Bénite – 4 Place Jean Jaurès le 28 Novembre à  20H30.

Réservations et téléphone 04 78 86 62 90.

On peut voir des images du spectacle sur le site du Sémaphore d’Irigny »

https://www.youtube.com/watch?v=mzV9yk7EroI