Festival de musique sacrée à la basilique Notre-Dame de Fourvière. Participation de 17 chœurs et chorales en provenance de 12 villes de la région Rhône-Alpes. 800 choristes donneront 10 concerts.
Le bénéfice de ces concerts sera reversé à « MÉCÉNAT CHIRURGIE CARDIAQUE », association d’aide aux enfants nécessitant une opération à cœur ouvert.
Cartoon Movie

Journées professionnelles de l’image animée, Cartoon Movie a rassemblé cette année plus de 700 participants. Du 2 au 4 mars, des producteurs, dessinateurs, distributeurs ou concepteurs de films d’animation et de jeux vidéos, se sont retrouvés pour concevoir, échanger et commercialiser de l’animation.

Magali Van Reeth
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La Permission de minuit

de Delphine Gleize
France, 1h50, 2010.
Sortie en France le 2 mars 2011.
avec Quentin Challal, Vincent Lindon, Emmanuelle Devos.
Autour d’enfants atteints d’une maladie rare, une belle histoire d’amitié entre un médecin reconnu et un jeune homme au devenir incertain. Sobre et touchant.
On les appelle les enfants de la lune parce qu’ils ne peuvent pas jouer en plein jour. Comme les fragiles pellicules de film d’avant l’ère numérique, la lumière du soleil leur est fatale. Pour ceux qui sont atteints de cette maladie rare, la peau n’est plus écran, il faut sans cesse en surveiller le grain, la réactivité. Tout l’organisme doit se protéger de ces rayons qui sont si indispensables à la survie de l’espèce humaine. On l’appelle aussi le syndrome XP, encore une histoire d’écran
Delphine Gleize fait un film non pas sur cette maladie ou sur les enfants malades mais questionne le simple fait d’être vivant. Romain a 15 ans, il est sous surveillance médicale depuis qu’il est tout petit, il ne peut pas vivre au rythme des gens « normaux » mais il se sent un adolescent comme les autres dans sa tête. Alors il aimerait bien savoir comment c’est vivre comme tout le monde, comment embrasser une fille, comment aimer, comment être libre de cette contrainte physique.
Parce que sa relation au médecin qui le suit est si importante, parce que son père est parti depuis longtemps, Romain est très lié à David, éminent professeur, spécialiste réellement impliqué dans le bien-être de ces enfants malades. Mais David lui-aussi est fragile et chacun devra faire avec les faiblesses et les doutes de l’autre.
Delphine Gleize sait trouver le ton qu’il faut pour raconter sans émouvoir inutilement, pour déplacer le problème de la maladie sur celui de l’apprentissage de la vie. Difficile pour tous, qu’on soit malade, adolescent ou adulte établi. Et elle a très bien su choisir les deux acteurs principaux. Quentin Challal a l’indolence et le naturel de son âge et face à lui, Vincent Lindon est remarquable. Toujours juste, toujours sobre, il donne au personnage de David une densité exceptionnelle et une raison suffisante pour aller voir le film.
Magali Van Reeth
L’ART, LE BEAU ET L’AME Vendredi 8 avril à 20h15 à Lozanne
La Paroisse Saint Pierre et Saint Paul en Val d’Azergues propose une
Conférence de Jean STERN sur le thème :L’ART, LE BEAU ET L’AME
Vendredi 8 avril à 20h15 à Lozanne Foyer de Lozanne, 378 route de Lyon
À la découverte d’un écrivain lyonnais
Pierre Autin-Grenier est lyonnais depuis sa naissance sur les bords de Saône Fait rare à notre époque, il a consacré toute sa vie à écrire. Son lectorat, des fidèles et des passionnés, s’est constitué au fil du temps…
Toiles d’âme
Dans le cadre du Triénnium « Année de l’âme », exposition d’œuvres sur le thème : « toiles d’âme » de 4 artistes à l’occasion de l’inauguration de l’espace culturel Saint Clair à Brignais le samedi 12 mars 2011 à 10 heures
Soirée Concert solidaire
Un bateau français pour Gaza Jeudi 31 mars 2011 à 18h00
« D’une seule voix »
Dans le cadre de la campagne de Carême CCFD, l’équipe locale de Bron propose de visionner le film « D’une seule voix »
Vendredi 25 Mars, à 20h30 Salle paroissiale du Christ
Roi , 22 rue Jean Jaurès à BRON.
Avant l’aube

de Raphaël Jacoulot
France, 1h44, 2010.
Sortie en France le 2 mars 2011.
avec Jean-Pierre Bacri, Vincent Rottiers, Ludmila Mikael, Sylvie Testud.
Dans un luxueux hôtel de montagne, un jeune homme en quête d’un père, un père qui n’aime pas son fils et une enquête de police pour brouiller les pistes. Un excellent polar à la française !

Avant l’aube se passe pendant les mois d’hiver où la neige recouvre la montagne. Le froid et la blancheur participent au décor mais aussi au déroulement de l’histoire. L’opposition, toujours spectaculaire, entre la pureté si fragile de la neige et la noirceur des hommes, donne le ton. La route, forcément plus dangereuse lorsqu’elle est glissante, donne le rythme. Tous les jours, Frédéric monte de la vallée, pauvre, industrieuse et laide, pour entrer dans l’univers feutré d’un grand hôtel posé dans un magnifique cirque de montagne. Enfin, tout le monde le sait, les cadavres sont mieux dissimulés sous une couche de neige.
Le réalisateur soigne tous les aspects du film. Les costumes, toujours trop grands pour Frédéric jusqu’à ce qu’il enfile celui du mort. Le phrasé de son amie qui travaille dans une usine où on met de l’eau en bouteilles et celui, obséquieux du personnel de la réception. La décoration très froide et élégante de l’appartement de la famille Couvreur. Les détails qui sont des pistes ou des leurres, la lettre de l’agent immobilier, le morceau de phare cassé. Comme dans tous les bons polars, il faut aussi un peu néons anonymes pour maquiller le crime et Avant l’aube fait le détour par l’Andorre, supermarché de la détaxe, de l’alcool à bas prix et du trafic de cigarettes, clin d’œil à Las Vegas et à Hong Kong assumé par le réalisateur. 
Les personnages secondaires existent vraiment et ont leur importance, comme Ludmila Mikael, qui joue la femme de Jacques ou Sylvie Testud, inspecteur du SRPJ qui déboule dans le film comme un éternuement, toute en couleur, un peu burlesque, inoffensive. Quant aux deux personnages principaux, c’est un régal de voir Jean-Pierre Bacri, une fois passée la première colère, faire exister son personnage dans un jeu rentré et énigmatique. Un père mal à l’aise avec son fils, bourru avec son propre père. Vincent Rottiers, à force de jouer les racailles sorties de prison, se coule parfaitement dans le rôle. Jeune homme en quête d’un père, d’ascension sociale et de respectabilité, il a un sourire béat devant une belle voiture et l’inquiétude apeurée face au danger.
Mais on apprécie surtout que le réalisateur nous laisse du temps pour penser l’histoire avant qu’elle ne se déroule sous nos yeux, les indices qu’il sème pour ruser ou ouvrir des pistes. Il ne dit pas tout, laisse venir les rebondissements, trainer les interrogations. Les personnages sont complexes. Jusqu’à la fin, Raphaël Jacoulot maitrise le scénario, les acteurs et même le paysage, un vrai bonheur de cinéphile !
Magali Van Reeth
Signis
Pascale Marthine Tayou
Une exposition au musée et dans la ville, avec la colonne Pascale à Saint-Bonaventure


