Reconnaissance et pathologie de la mémoire

Reconnaissance et pathologie de la mémoire à  l’Agora Tête d’Or

Conférence suivi d’un débat par Pierre CHARAZAC, médecin psycho-gériatre, psychanalyste, auteur de « Soigner la maladie d’Alzheimer »

Mardi 4 Février 2014 à  19h30

Quand la personne perd la capacité de reconnaître ses proches, en raison des progrès de la maladie, son sentiment d’identité s’altère. Pour rester en relation, il faudra aux soignants et aux proches s’efforcer de s’identifier à  elle, dans une forme de reconnaissance éprouvante qui leur apprend à  se connaître.

Participation aux frais : 7 € / adhérents : 4 € / étudiants : gratuit.
à  l’agora tête d’or, 93 rue Tête d’Or, 69006 Lyon

Pour en savoir plus www.agoratetedor.com
ou 04 78 52 22 54

A quoi bon l’Eglise ? au Collège Supérieur

Le Collège Supérieur accueil Monseigneur Batut, Évêque auxiliaire de Lyon, pour une conférence sur le thème :

A quoi bon l’Eglise ?
Mercredi 29 janvier 2014 à  20h
9 € la soirée, sur place le soir même

Soirée animée par Frédéric CROUSLE, philosophe agrégé

Cette soirée fait partie du cycle de conférences LA RELIGION POUR LES NULS, 10 QUESTIONS

renseignements :[->http://www.collegesuperieur.com/detail-agenda-public/events/a-quoi-bon-leglise.html]

« Du spirituel dans l’art moderne et contemporain »

Le courant de l’abstraction lyrique dans la seconde moitié du 20ème siècle

Conférence par Marc CHAUVEAU, dominicain du couvent de la Tourette

Jeudi 16 Janvier 2014
de 15h à  17h

à  l’agora tête d’or, 93 rue Tête d’Or, 69006 Lyon

Conditions d’inscription : Tarif par conférence : 10 €, ou tarif pour le cycle de 8 conférences : 60 €. Le règlement se fera sur place et les chèques seront libellés à  l’ordre de « Couvent dominicain ».

Pour en savoir plus :
www.agoratetedor.com

MUSIQUE ESPERANCE à  l’ENSATT

« IL MATRIMONIO SEGRETO »

de Cimarosa par les chanteurs et musiciens du Conservatoire National supérieur de Musique et de Danse.

Du jeudi 23 au samedi 25 janvier,

l’ENSATT accueille les soirées lyriques pour « Le Mariage secret » de Cimarosa, dans sa version avec piano, mise en scène de Bernard Rozet.

La représentation du samedi 25 janvier à  15 h sera donnée au bénéfice de l’association MERL.

Solistes des classes de chant
Bernard Rozet, mise en scène
Agnès Melchior, Philippe Grammatico et Ayaka Niwano, piano et préparation musicale
Joanne Milanese, scénographie
Eric Chambon, costumes

Aller plus loin :

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Il Matrimonio Segreto (Le mariage secret) est un opéra composé par Domenico Cimarosa qui propose une intrigue drôle, brillante, toute en fantaisie et rebondissements.
C’est une comédie qui obéit à  une trame classique proche des canevas italiens propres à  la commedia dell’arte. Dès sa création en 1792, cet opéra connut un succès immédiat, jamais démenti tout au long du XIXe siècle.

L’action se situe chez Geronimo, un vieux barbon accariâtre. Celui-ci vit avec sa sœur Fidalma et ses deux filles, Carolina et Elisetta. Carolina a épousé en secret Paolino, un jeune homme sans titre et sans fortune et souhaiterait annoncer la nouvelle à  son père, mais elle craint sa réaction.
Fidalma, de son côté, est tombée secrètement amoureuse de Paolino. Elisetta, jalouse de sa sœur, est quant à  elle promise au comte Robinson, un homme de haut rang, mais ce dernier lui préfère Carolina qu’il tente de conquérir. C’est dans cet embrouillamini amoureux que se déroule l’action. Petit a petit, chacun va se découvrir et les masques vont tomber, jusqu’au final forcément heureux.

Bernard Rozet, mise en scène.

« J’ai choisi de replacer l’intrigue dans une époque plus contemporaine en imaginant une famille d’artistes itinérant, un petit cabaret à  ciel ouvert, avec à  sa tête Geronimo en directeur de troupe. Ses deux filles, artistes
de Music-hall font le spectacle, Fidalma est l’habilleuse et Paolino assure le rôle de technicien régisseur.
Quand au comte, je l’imagine comme un personnage étrange un peu dangereux, un mafieux qui aurait les moyens de racheter le cabaret et surtout la belle Carolina dont il s’éprend au premier regard.
Déplacer l’action, la sortir du cadre historique et familial un peu étriqué, nous donnera plus de liberté.
Nous suivrons l’histoire de ces malheureux amants tantôt dans les coulisses du cabaret au milieu des perruques et des tenues de scène, tantôt sur la scène même sur laquelle chacun se produit pour assurer le show.
Certains airs se transforment ainsi en véritable numéro. Nous flirterons parfois avec l’absurde voire le burlesque. Et même si les personnages sont dans la souffrance et la frustration, nous traiterons les situations avec humour. L’inventivité sera de règle. Comme toujours dans la comédie, les confrontations seront musclées, jamais tièdes et donneront naissance à  des situations folles ; chaque protagoniste entraîné malgré lui par les feux de la passion.
Et chacun d’espionner l’autre afin de mettre à  jour sa vérité et de découvrir ses secrets »

Pour tous renseignements: [->http://www.cnsmd-lyon.fr/fr-2/la-saison-publique/les-soirees-lyriques-2]

Collège Supérieur : Début de 2 nouveaux cycles : montez dans le train !

Atelier de lecture BOSSUET : Dieu fait résonner une voix, par Laurent THIROUIN (début du cycle-6 soirées : 20 janvier à  20h)

Les grandes doctrines morales, par Jean-Noël DUMONT (début du cycle-6 soirées :

6 février à  20h)

En savoir plus – S’inscrire [->http://www.collegesuperieur.com/]

Prendre son temps, est-ce le perdre ?

avec Raphaël GARRIGUE, philosophe

Mardi 21 janvier – Cycle PHILO –

A quoi bon l’Eglise ?

Avec la présence exceptionnelle de Mgr BATUT, évêque auxiliaire de Lyon et Frédéric CROUSLÉ, philosophe agrégé

Mercredi 29 janvier – Cycle RELIGION –

Connaître toutes les conférences de janvier

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La lutte pour la reconnaissance

Conférence suivi d’un débat par Pascal DAVID, dominicain, enseignant la philosophie à  Lyon

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Mardi 21 Janvier 2014
à  19h30

Pourquoi avons-nous tant besoin d’être reconnus par les autres pour avoir le sentiment que notre vie a de la valeur ?
Comment cette expérience de la reconnaissance et de ses échecs permet-elle de lutter pour changer la société ?

Participation aux frais : 7 € / adhérents : 4 € / étudiants : gratuit.
à  l’agora tête d’or,
93 rue Tête d’Or, 69006 Lyon

Pour en savoir plus www.agoratetedor.com
ou 04 78 52 22 54

A Ciel ouvert

de Mariana Otero

France/Belgique, 2013, 1h50

Sortie en France le 8 janvier 2014.

documentaire

Avec une belle finesse d’écriture et une réelle attention à  l’autre, ce documentaire nous emmène au cœur du morcellement de personnalité dont souffrent des enfants handicapés mentaux.

Pour la réalisatrice Mariana Otero, le documentaire est un genre cinématographique où l’art et l’éthique ont une importance fondamentale. Les sujets qu’elle choisit de traiter sont ceux qui posent le problème de la construction d’un individu au sein d’un groupe. Où la place de la caméra doit être choisie avec soin pour montrer ceux qu’on filme sans les perturber, pour expliquer des situations sans les déformer, par la présence même de la caméra.

A la frontière franco-belge, un institut médico-légal, le Courtil, accueille des enfants handicapés mentaux. Non pas en les considérant comme des êtres à  qui il manque quelque chose mais comme des énigmes à  déchiffrer. Mariana Otero s’est glissée dans ce lieu unique, à  la rencontre de ces enfants, de leurs comportements inhabituels, et de la façon tout aussi inhabituelles dont les intervenants les prennent en charge. Mariana Otero : « L’idée inaugurale de cette institution est que les enfants en souffrance psychique ne sont pas des handicapés à  qui il manquerait quelque chose pour être comme les autres. Au contraire, au Courtil, chaque enfant est avant tout considéré par les intervenants comme une énigme, un sujet qui possède une structure mentale singulière, c’est-à -dire une manière originale de se percevoir, de penser le monde et le rapport à  l’autre. Les intervenants, en abandonnant tout a priori et tout savoir préétabli, essaient de comprendre la singularité de chaque enfant afin de l’aider à  inventer sa propre solution, celle qui pourra lui permettre de trouver sa place dans le monde et d’y vivre apaisé. »ACO_5_COPYRIGHT_ROMAIN_BAUDEAN.jpg

A son tour, la réalisatrice a donc abandonné toute idée pré-conçue et, cherchant avec la caméra à  comprendre ces enfants, elle s’est laissée surprendre et a su nous faire partager ses découvertes. Dans un lieu où les éducateurs frappent toujours à  la porte des chambres avant d’entrer et où ils vouvoient les nouveaux arrivants, pas question de s’imposer. Après une période d’immersion où le groupe – enfants et adultes – a pu se familiariser avec elle et l’oublier au quotidien, Mariana Otero a choisi de suivre les jeunes les plus à  l’aise avec la caméra ou ceux qui l’ignoraient entièrement.

A travers Alysson, Evanne et Jean-Hugues, c’est toute la construction de notre personnalité qui est questionné. Pourquoi, au seuil de l’enfance, certains individus n’arrivent pas à  se « rassembler » et n’existent que comme une image en deux dimensions (comme les conversations autour de la toilette le montrent) ou se considèrent que comme la cible de toutes les attaques extérieures. Psychose ou névrose, à  travers la vie quotidienne des enfants et les discussions des intervenants, on entre peu à  peu dans le monde complexe de l’âme humaine et de la psychanalyse. A Ciel ouvert nous mène aussi bien dans les hautes sphères sémantiques avec les mots « jouissance » ou « semblant », que dans le concret très réaliste où on apprend comment empêcher un enfant de mettre trop de chocolat en poudre dans son bolACO_2_COPYRIGHT_ROMAIN_BAUDEAN.jpg

La différence entre la fiction et le documentaire, c’est l’impact de la caméra sur les protagonistes. Un acteur professionnel en a l’habitude et sait la charmer ou s’en protéger. Dans un documentaire, la caméra n’est jamais neutre. L’équipe du Courtil, voyant les réactions de certains jeunes, en fait un atelier en soi, qui répare, comme les autres. Pour certains enfants, elle a alors été un outil comme les autres. Les questions qu’Ewanne finit par poser sont bouleversantes. Pour une fois, on est content que la caméra est changé quelque chose.ACO_4_COPYRIGHT_ROMAIN_BAUDEAN.jpg

Le titre du film, A Ciel ouvert reprend l’expression des intervenants à  propos des enfants du centre : « ils ont l’inconscient à  ciel ouvert ». Respectant cette « faille », Mariana Otero entre avec délicatesse dans leur univers. Son regard aide à  pénétrer dans l’obscurité de ces enfants pour qui rien n’est évident et qui doivent lutter avec eux-mêmes pour ne pas rester éparpillés. On quitte le film avec Jean-Hugues, un jeune homme de 15 ans extrêmement poli et amateur de bandes dessinées (avec une forte préférence pour Les Tuniques bleues) lorsqu’il déclare devant une assemblée d’adultes : « mon cerveau est une idée ». Du grain à  moudre pour tous les spectateurs !

Magali Van Reeth

Signis