DEMAIN – bienale d’art sacré actuel (BASA)

24 SEPTEMBRE – 19 DÉCEMBRE 2015

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À Lyon, de jeunes artistes approchent l’art sacré

La Croix, 12 octobre 2015

À Lyon, de jeunes artistes approchent l’art sacré

Comme tous les deux ans, l’Église de Lyon fait entendre sa voix, en marge de la Biennale d’art contemporain.

IMAGE – autour du thème « Demain », « Lumière de conscience », par Sophie Bérard.

À Saint-Polycarpe, où se tient la Biennale d’art sacré actuel, les artistes se sentent à  l’aise, même s’ils sont éloignés de l’Église.

Le visage s’estompe dans l’ombre d’une capuche. Les mains sont serrées entre des jambes repliées, pour mieux réchauffer un corps transi de froid. Bien que couché dans la réalité, le « sans-domicile fixe » est figuré redressé à  la verticale, dans cette huile sur toile de Giovanni Gallo, qui a redonné picturalement leur dignité aux sans-abri croisés au hasard des rues de Paris. Relever l’homme. Voilà  comment ce jeune peintre de 30 ans espère voir « Demain », thème de la 10e Biennale d’art sacré actuel. Lui qui est choqué par « la déconsidération de l’homme, dont la valeur dans nos sociétés est fixée selon sa rentabilité ». Un regard humaniste sur le monde, « sans portée religieuse », glisse-t-il.

L’art sacré au sens large

« Certains m’ont même demandé s’il fallait être baptisé pour candidater », rapporte Danielle Stéphane, qui a succédé au Père Michel Durand comme commissaire de cet événement. « Mais il s’agit ici d’explorer l’art sacré au sens large, de la part d’artistes qui ont pour point commun d’interroger l’humanité », rappelle-t-elle. Quand bien même, « parler d’art sacré, ce n’est pas très à  la mode dans le milieu artistique », sourit Thaddée. Pour s’être éloignée de l’Église, cette trentenaire n’en conserve pas moins cet appel à  la transcendance commun aux vingt-huit artistes exposés dans les travées latérales de l’église Saint-Polycarpe, sur les pentes de la Croix-Rousse, à  Lyon. Ce qu’elle retranscrit dans son travail, des collages associant des gravures de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert avec des photos en noir et blanc extraites de leur contexte scientifique. Belle cellule de bois – « semblable à  un vitrail », relève Thaddée – ou étourdissantes arabesques produites par une collision entre particules subatomiques.

L’église, un écrin spirituel

Et puis, glisse Damien Louche-Pélissier, pas besoin d’être croyant pour être touché par l’édifice où est accroché son travail. Le quadragénaire travaille à  Allex, dans la Drôme, près du sanctuaire Saint-Joseph. Et il a déjà  fait l’expérience d’un accrochage dans une chapelle bretonne. « Nous sommes bien loin des murs blancs et neutres des galeries, apprécie-t-il. Une église est un écrin spirituel qui contribue à  la portée d’une œuvre », dit-il, devant son Arche de Noé végétale, une collection de noyaux de cerises ou de graines de tilleuls, piqués par des aiguilles, comme l’aurait fait un entomologiste minutieux.

L’œuvre fait écho au bunker enterré sous une île de l’océan Arctique, pour mieux conserver les graines de chaque espèce végétale, en cas de cataclysme. Mais, dans ce contexte ecclésial, cette arche poétique peut aussi être perçue comme une invitation à  « être attentif à  la beauté du monde », insiste l’artiste.

Bénévent Tosseri, à  Lyon

« Demain », à  voir jusqu’au 19 décembre à  Saint-Polycarpe,

25 rue René-Leynaud, 69001 Lyon.

Renseignements : 04.72.40.98.20.

Les œuvres sont sur le site de l’espace Confluences-Polycarpe :

[->http://confluences-polycarpe.org. ]

REGARDS SUR LE MONDE

PEINTURE

Exposition du 15 mai au 1 juin 2015

Laura Julien

Janine Fabron

Marie Seymat

Espace culturel Saint-Polycarpe

25 rue René Leynaud ou rue Burdeau
69001 LYON

Entrée par le passage Mermet,

Ouverture :

jeudi, vendredi, samedi de 15h à  18h

La peinture est un outil dur. Propre à  refendre le réel. À déchirer la matière pour voir clair au-dedans d’elle, à  l’intérieur de ses tensions, dans l’articulation de ses structures. Propre à  briser les miroirs de l’apparence. La peinture est faite pour ouvrir la matière ».

Nicolas de STAà‹L, exprime ici en quelques mots les jeux et les enjeux de la peinture.

Nos trois peintres ne prétendent pas rivaliser avec le maître, mais leur travail témoigne d’un corps à  corps avec ce que le réel offre au regard pour que la couleur, la matière et les formes donnent à  voir quelque chose de nouveau, un autre éclairage, d’autres pistes, une émotion partagée.

L’objet de ces recherches ; c’est le monde qui nous entoure ou qui nous construit par les images qui nous inondent dans une société structurée par les médias. C’est une manière d’être au milieu des autres.

Comment rester en marge des évènements, des drames comme des beautés de la nature et de la vie. L’artiste est un être vivant qui absorbe ce qui l’entoure, juste peut-être pour en reparler à  l’imaginaire de son espace intérieur et au nôtre.

M.S.

[->http://confluences-polycarpe.org/?page_id=76]

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LIGT IS CALLING # 2

Du 9 avril au 9 mai 2015

Exposition d’art contemporain – Installations vidéo et lumière

Espace culturel Saint-Polycarpe,

25 rue René Leynaud ou rue Burdeau, 69001 LYON

Entrée par le passage Mermet

par Transluxphotonpostflash :

Sacha Aïb (sténopé),
Jean-Luc Blanchet, (peinture lumière),
Thierry Chassagnac (vidéo lumière),
François Giovangigli (corps célestes),
Jean-Pierre Olinger (négatoscopies),
Damien Saillard (fluorescences).

Ouverture :

jeudi, vendredi, de 15 h à  20 h

samedi et dimanche de 15h à  18h

[->http://confluences-polycarpe.org/?page_id=76]

La fleur de l’âge, à  pas de géants vers l’éternité

Crypte de la Basilique de Fourvière, place de Fourvière, Lyon 5e

du 8 avril au 11 mai 2015.

Exposition de 50 photographies de très grand format, conçue par « Ars Latina », sur le thème « La fleur de l’âge, à  pas de géants vers l’éternité : jeunes témoins et jeunes martyrs de vingt siècles de christianisme ».

Ces photos représentent de jeunes figures emblématiques qui n’ont pas dépassé l’âge de 33 ans, issues de 30 pays et de 5 continents. Il s’agit d’un parcours de deux millénaires de christianisme.

L’exposition est structurée en 3 parties :

  • Le printemps de l’amour : des premiers chrétiens à  la renaissance
  • Le temps de l’universalité : de la Renaissance à  la fin du XIXème siècle
  • Le temps de la miséricorde : à  partir de la fin du XIXème siècle

Après la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, la Basilique
Notre-Dame-de-Fourvière accueille du 9 avril au 10 mai 2015 LA
FLEUR DE L’à‚GE à  Lyon. L’exposition est ainsi offerte aux
promeneurs et pèlerins de nationalités différentes, parcourant ce
haut lieu de la chrétienté. Construite à  partir de 1872 par
l’architecte Pierre Bossan, elle est le fruit d’un vœu du peuple de Lyon à  l’occasion de la guerre de 1870.

Présenter cette exposition, en avant – première à  Lyon, théâtre des premières persécutions de
chrétiens en Gaule au II è siècle, est symbolique. En effet, depuis la plus haute Antiquité, la
colline de Fourvière est un haut lieu de la vie spirituelle de Lyon. C’est à  Fourvière que les
premiers chrétiens exprimèrent leur foi, se plaçant dès l’origine sous la protection de Marie.
Quarante chrétiens, dont Saint Pothin, premier évêque, et sainte Blandine furent martyrisés
lors de la grande persécution de 177, sous l’empereur Marc-Aurèle.

La ville de Lyon s’honore d’avoir donné à  la chrétienté au début du III ème siècle, un Père de
l’Eglise, saint Irénée, qui fut disciple dans sa jeunesse de saint Polycarpe de Smyrne. C’est là 
aussi que la vénérable Pauline Marie Jaricot (1799-1862) fonda à  l’âge de 23 ans l’Œuvre de la
Propagation de la Foi. C’est également dans le diocèse de Lyon que naquit Jean-Pierre Néel,
missionnaire des Missions Etrangères de Paris, mort à  29 ans. Il fait partie des 120 martyrs de
Chine canonisés par Jean-Paul II en 2000.

L’exposition LA FLEUR DE l’à‚GE poursuit ainsi son itinérance en France et en Europe, dans
les grands sanctuaires et dans les lieux de rassemblement de la jeunesse ( JMJ, FRAT, Scouts… )
sans oublier les écoles de l’enseignement catholique en France.

« Ars Latina » organise cette exposition grâce au concours des Œuvres Pontificales Missionnaires,

de la Compagnie des Filles de la Charité, et avec le soutien de la Mutuelle Saint-Christophe
Assurances, et du Musée de Montmartre.

POUR TOUTE INFORMATION

XAVIER JOURDAN, Directeur de la Communication des Œuvres Pontificales Missionnaires

04 72 56 99 65 – 06 64 53 41 72

Contact : 06 81 01 39 74

[->arslatina@gmail.com ]

EXPOSITION Alfred Manessier

UNE INVITATION à  vous rendre au MUSÉE d’ART RELIGIEUX de FOURVIERE, pour voir l’exposition de deux séries de Lithographies d’Alfred Manessier,(1948,1978) inspirées par la fête de Pâques :

QUELQUES NOTES SUR ALFRED MANESSIER, Pà‚QUES, ET LA LUMIÈRE.

Alfred Manessier (1911-1993) s’inscrit dans l’histoire de la peinture par son appartenance à  l’ « Envolée Lyrique » des années 50, qui caractérise la peinture non-figurative, informelle, abstraction « chaude », qui caractérise le mouvement auquel il appartient avec à  l’Ecole de Bissière, d’autres grands peintres : Le Moal, Bazaine, Ubac, Estéve A la rigueur de l’abstraction géométrique (abstraction « froide ») portée par exemple par Piet Mondrian, il exprime son « être au monde », dont il tente de saisir le surgissement informel, non pas pour le maitriser, (comme les cubistes par exemple), pour le reproduire (peinture figurative), mais pour, dans un va et vient entre extérieur et intérieur, en saisir les correspondances intimes, les rythmes et la musique, comme le compositeur avec des notes ou le poète avec des mots.

Le jeu des couleurs traversées par la Lumière, qui émerge du noir qui en surplomb de ses compositions, exprime ainsi l’Espérance, face à  un monde où d’autres (poètes, artistes plasticiens, philosophes), au lendemain de la guerre en sont restés à  l’expérience d’un univers dépourvu de sens, les assigne au néant et au choix de l’absurde et de la dérision.

La Passion du Christ et la Pâques permettent à  Manessier de retrouver les traces de ce chemin initiatique qui va des ténèbres à  la Lumière.

Cela n’est possible qu’après, le bonheur d’une enfance dans la Baie de Somme, (où il perçoit la circulation de la Lumière, qui conditionne l’ouverture au monde de l’Invisible que la peinture rendra Visible), une expérience fondatrice de la Foi à  la Trappe à  22ans, et un travail acharné tout au long de sa vie pour nourrir une palette exceptionnelle.

Et pour revenir à  Pâques et vous engager à  voir cette exposition :

1943, Soligny, avec Camille Bourniquel, à  la Trappe, il assiste de la tribune au Salve Regina, dans l’obscurité totale de la chapelle trouée par la lumière du Saint Sacrement. « Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais pas trouvé »,

A mettre en résonance avec Pâques, passage des ténèbres à  la lumière, ce qu’exprime ce poème de SAINT JEAN DE LA CROIX, « La nuit obscure »

Ah, je sais la fontaine qui coule et bruit,

Encore que ce soit de nuit.

Son origine ne la sais, n’en a point,

Mais sais que d’elle toute origine vient,

Encore que ce soit de nuit.

Je sais qu’il ne peut être chose si belle

Et que les cieux et la terre boivent en elle,

Encore que ce soit de nuit.

Sa clarté au grand jamais n’est obscurcie,

Et sais d’elle toute lumière sortie,

Encore que ce soit de nuit.

Je sais tant abondants être ses courants,

Qu’enfers, cieux et peuples vont irriguant,

Encore que ce soit de nuit.

Bien sais qu’en elle on ne saurait trouver pied,

Et que nul ne pourrait la passer à  gué,

Encore que ce soit de nuit.

Or le courant qui naît de cette fontaine

Bien sais qu’il est aussi puissant qu’elle entraine

Encore que ce soit de nuit.

Là , elle appelle les créatures

Qui de cette eau s’abreuvent, encore qu’à  l’obscur,

Parce que c’est bien la nuit.

ENTRETIENS d’Alfred Manessier AVEC JEAN CLAY – 1962

Je commence à  peindre quand je ressens une coïncidence très étroite entre le spectacle que j’ai sous les yeux et mon état intérieur. J’oscille continuellement du monde intérieur au monde extérieur. Je dois m’épauler au réel, lire dans la lumière, les chants, les arbres, les pierres, cette Joie, cet amour qui m’habitent. Du même coup, le monde prend son sens. Puisqu’il y a harmonie entre l’interne et l’externe, c’est la preuve que des lois nous dépassent et nous englobent.

Je guette, j’attends à  l’affût comme un chasseur Je mets un peu de peinture ici ou bien là  je tâtonne, je cherche des coïncidences des rapports entre les formes et les couleurs et puis, brusquement quelque chose se lève devant moi je le sens très fort le dialogue s’est noué je n’ai plus qu’à  suivre c’est tellement rapide Alors la toile commence à  vivre On se parle je ne suis plus seul. Je suis dans ma vérité de peinture Parfois vous perdez la piste C’est cela, on commence à  souffrir. Cette liberté qu’on avait acquise, cette aisance, cette course en avant, çà  s’épuise. L’ouverture est devenue impasse. Vous êtes dans un piège. Angoisse : plusieurs fois dans ma vie, je me suis dit : c’est fini. Spirituellement, l’œuvre d’un artiste se développe sur toute une existence, comme une plante.

Je suis là , Je piétine, et puis, j’ai un choc, un paysage, des fleurs, une pierre que j’ai ramassé, et qui coïncide en moi avec quelque chose, et c’est reparti.

C’est chaque fois pareil, chaque toile est une mort et une résurrection.

Pâques, coïncide au printemps, avec la renaissance de la terre, un sentiment d’exaltation religieuse trouve sa correspondance dans le spectacle verdoyant de la nature qui s’éveille. Qui ressuscite. VOILA LE NŒUD DE MA PEINTURE.

Jusque sur la Croix, l’angoisse du Christ n’a pas cessé. La Nuit des Oliviers est une nuit d’angoisse. « Et sa sueur devint comme du sang qui tombait jusqu’à  terre »

Le christianisme a donné sens à  cette angoisse.
Je veux garder en moi une tension, car je veux exprimer à  la fois la frénésie de mon siècle et la lumière d’espérance dont je me sais porteur.

1949-1978 : C’est une symphonie que j’ai voulu écrire ici, la SYMPHONIE DE Pà‚QUES, avec la vie, la mort, la résurrection, la joie de Pâques.

ALLELUIAH, les derniers mots d’Abbeville.

Hugues Rousset

Exposition jusqu’au 14 juin.

(à  droite de la basilique) 8, place de Fourvière

Contact visite : 04 78 25 86 19

« Paroles aux habitants »

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« Paroles aux habitants »
au Couvent de la Tourette
jusqu’au 31 juillet 2014

découvrez l’exposition « Paroles aux habitants » des Utopies Réalisées qui diffusera des témoignages audiovisuels des usagers et visiteurs du Couvent.

L’exposition sonore sera présentée jusqu’au 31 juillet avant de circuler sur les 4 autres sites des Utopies Réalisées.

Musée Urbain Tony Garnier, Lyon / Gratte-Ciel, Villeurbanne / Cité des Etoiles, Givors / Site Le Corbusier, Firminy

En savoir plus :
http://www.utopies-realisees.com/

Venez vous prendre en photo dans le Mémomaton et raconter votre propre expérience du Couvent !

Comment vit-on aujourd’hui dans un patrimoine issu des grandes
utopies du XXe siècle ?
Placer l’homme au coeur du projet architectural et urbain, telle était
l’ambition commune aux 5 sites « Utopies Réalisées ». Des maires et des architectes ont partagé une conviction et bâti des projets. La conviction qu’une architecture et un urbanisme modernes pouvaient contribuer à  un monde meilleur. Des projets pour améliorer les conditions de vie dramatiques des habitants à  l’époque, en leur apportant du confort mais aussi de la dignité et une certaine élévation personnelle.
Outre leurs qualités architecturales, ces sites présentent la particularité d’être des patrimoines vivants et habités. L’exposition Utopies Réalisées – Parole aux habitants propose de découvrir les liens singuliers qui unissent les habitants à  leur lieu de vie. Elle immerge le visiteur dans un kaléidoscope sonore qui place visions d’architectes et témoignages d’habitants en « face à  face ».
Ces témoignages « in situ » permettent de mieux comprendre la vie des habitants de ces sites au quotidien, mais aussi de mieux ressentir comment ils les perçoivent, les pratiquent, ou se les approprient. Une mise en perspective des utopies d’hier qui ouvre la réflexion sur des questions d’aujourd’hui.
Ouverture : du lundi au samedi de 14h à  18h – Contact : 04 72 19 10 90
www.couventdelatourette.fr –