« Regards œcuméniques »-TAKLUB

« Regards œcuméniques »

« Regards œcuméniques », telle est l’appellation que nous avons choisie pour la 5ème édition de notre Cycle de Films ayant reçu un Prix remis par les Jurys Œcuméniques, lors des grands festivals internationaux de cinéma.
Cette proposition de 4 films trouve sa place dans le cadre et dans les suites de la « Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens ». La programmation est établie par une équipe regroupant des représentantes et représentants du Grand Temple de l’Eglise Protestante Unie de France, et du Sanctuaire Catholique Saint-Bonaventure.
Les films sont projetés le mardi, à  20 h, au cinéma Bellecombe, 61 rue d’Inkermann, Lyon 6ème. Parking dans la cour. Chaque film fait l’objet d’une présentation, et la projection est suivie d’une discussion.
Voici le programme 2017, avec la date de projection, un court résumé du film, et le nom de l’animatrice ou de l’animateur de la séance.
1 – Mardi 24 janvier 2017 à  20 h.
Taklub – Un film de Brillante Mendoza – Philippines – 2015 – Prix Œcuménique (Mention spéciale) – Festival de Cannes 2015. Film présenté par Grégory Tudella.
Entre fiction et documentaire, les Philippines, après le passage du typhon Haiyan, à  l’origine de 4000 morts. Les rescapés essaient de retrouver une vie normale. Les difficultés s’accumulent. Quelques moments de joie expriment l’espoir d’un avenir enfin apaisé.
2 – Mardi 31 janvier 2017 à  20 h.
Ida – Un film de Pawel Pawlikowski – Pologne – 2013 – Prix Œcuménique – Festival de Varsovie 2013. Film présenté par Nicole Vercueil.
Ida, jeune novice polonaise, s’apprête à  prononcer ses vœux de religieuse. Sa tante lui révèle un lourd secret, qui va la conduire à  s’interroger sur la suite de son engagement, sur la suite de sa vie de femme.
3 – Mardi 7 février 2017 à  20 h.
Juste la fin du monde – Un film de Xavier Dolan – Canada – 2016 – Prix Œcuménique – Festival de Cannes 2016. Film présenté par Cindy Mollaret.
Louis retrouve sa mère, sa sœur, son frère, sa belle-sœur, après une très longue absence, une très longue séparation. Parviendra-t-il à  faire entendre le but de sa visite, à  savoir, l’annonce de sa mort prochaine ?
4 – Mardi 14 février 2017 à  20 h.
Fuocoammare, par-delà  Lampedusa – Un film de Gianfranco Rosi – Italie – 2016 – Prix Œcuménique – Festival de Berlin 2016. Film présenté par Flavien Poncet.
Sur l’île de Lampedusa, chacun vaque à  ses occupations. Les enfants jouent, le temps s’écoule….. Au large, les réfugiés africains s’entassent sur de dangereuses embarcations. Certains vivront, récupérés par les sauveteurs. D’autres vont mourir.

Cinéma et Spiritualité-L’Ami : « François d’Assise et ses frères » de Renaud Fély, « Paterson » de Jim Jarmusch et « Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan

Cinéma et Spiritualité

La prochaine rencontre de « Cinéma et Spiritualité » se déroulera le lundi 9 janvier 2017, à  partir de 20 h 15

Après une quinzaine de minutes, « coup de cœur », consacrées à  « Paterson » de Jim Jarmusch, nous débattrons à  propos des deux films suivants : « L’Ami : François d’Assise et ses frères » de Renaud Fély et Arnaud Louvet , et « Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan.

Maison Paroissiale du Sacré-Cœur,
89 rue Antoine Charial,
Lyon 3ème.
Parking dans la cour.
cinema.et.spiritualite@orange.fr
06 89 05 38 94

Cinéma et Spiritualité – « Une vie » de Stéphane Brizé et et « Baccalauréat » de Cristian Mungiu

Cinéma et Spiritualité

La prochaine rencontre de « Cinéma et Spiritualité », est programmée le lundi 12 décembre à  20 h 30, toujours au presbytère de l’église du Sacré-Cœur, 89 rue Antoine Charial, Lyon 3ème. Parking dans la cour.

La discussion et les échanges porteront sur deux films : « Une Vie » de Stéphane Brizé (Sortie le 23 novembre 2016), et « Baccalauréat » de Cristian Mungiu (Sortie le 7 décembre 2016).

Manuel de libération d’Alexander Kuznetsov

Manuel de libération
Un film d’Alexander Kuznetsov
Russie – France – 2016

Le titre du documentaire du réalisateur russe Alexander Kuznetsov, documentaire largement financé par la France, sonne, à  une première lecture, comme le titre d’un manifeste révolutionnaire, écrit par quelque guérillero luttant pour libérer son pays d’une sombre dictature. Il n’en est rien ! La libération dont il est question ici, est celle à  laquelle aspirent deux jeunes femmes russes, Yulia et Katia, retenues en Sibérie dans un Institut psychopédagogique depuis de nombreuses années, après avoir connu d’autres nombreuses années en orphelinat. Kuznetsov nous décrit le lourd parcours judiciaire que doivent suivre Yulia et Katia pour faire reconnaître leur « capacité civile », qui leur permettra de quitter l’institution qui les héberge, et de profiter, enfin, d’une véritable vie de liberté, la vie dont elles rêvent depuis si longtemps. Ce rêve, plusieurs « pensionnaires » de l’Institut, l’expriment dès le début du film. Mais Kuznetsov les filme dans un cadre extrêmement resserré, comme si ces rêves portaient déjà  en eux une totale illusion. Les scènes de prétoire, d’une froideur bureaucratique absolument effrayante, succèdent à  celles qui se déroulent dans l’Institut, où l’on rencontre alors chaleur humaine et empathie, au travers des échanges qui s’installent entre le personnel, les soignants et les « interné(e)s ». La fin du film nous apprend que les demandes de chacune des jeunes femmes connaissent une issue très différente. Katia se voir refuser l’obtention de sa « capacité civile ». Penchée à  la fenêtre, elle découvre un paysage totalement baigné dans le vert : le vert des arbres, le verre des plantes du jardin, le vert des pelouses, mais surtout le vert de tous les toits des pavillons de l’Institut. Du vert, finalement, comme un grand cri d’espérance. Yulia, quant à  elle, quitte enfin l’Institut, muni du précieux certificat de « capacité civile ». La scène se déroule de nuit. On aperçoit furtivement le visage de la jeune femme au travers de la fenêtre du train qui l’emmène, dans une obscurité complète, vers on ne sait quelle destination, vers on ne sait quelle liberté. Vous avez dit, libération ? Tout cela se déroule en Russie, de nos jours. En Russie seulement ??

Pierre QUELIN.

Cinéma et spiritualité

Cinéma et Spiritualité

Succédant au groupe Signis qui avait démarré en 2010, l’Association « Cinéma et Spiritualité », animée par Michèle Debidour, propose chaque mois, une rencontre-débat sur 2 nouveaux films en salles, et une fois par an, une Journée Cinéma. Plusieurs de ses membres participent à  des jurys œcuméniques dans les grands festivals, et écrivent des critiques sur le site de Signis et dans d’autres médias.

Prochain rendez-vous le lundi 14 novembre 2016 à  20 h 15, au presbytère de la Paroisse du Sacré Cœur, 89 rue Antoine Charial, Lyon 3ème.
Au programme, échanges sur « Moi, Daniel Blake » de Ken Loach, et « Le Client » d’Asghar Farhadi.

Contact : cinema.et.spiritualité@orange.fr

Cinéma- La fille inconnue des Frères Dardenne


La Fille inconnue
Un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne
Belgique – 2016

S’il est un film qui témoigne de l’originalité et de la « patte » des frères Dardenne, Jean-Pierre et Luc, c’est bien « La Fille inconnue », leur nouvel opus. A l’issue de la projection du film lors du festival de Cannes 2016, nous avons entendu beaucoup de voix de critiques reprochant aux Dardenne de faire encore et toujours du Dardenne ! Comme s’il s’agissait d’une faute de goût !
Oui, « La Fille inconnue » est à  l’évidence un film des Dardenne, et c’est tant mieux. Beaucoup des acteurs vus dans nombre de leurs films précédents sont là , plus ou moins discrètement : Jérémie Rénier, Fabrizio Rongione, Thomas Doret, et le toujours sensationnel Olivier Gourmet. Et une nouvelle actrice, Adèle Haenel, apparait dans le cinéma des Dardenne, absolument parfaite dans le rôle de la jeune Docteur Jenny Davin.
« La Fille inconnue », c’est à  la fois un drame social, une enquête de type policier, une réflexion sur la culpabilité et le remords. Et c’est le talent intact des Dardenne, toujours dans les décors naturels de leur ville de Seraing, toujours attentifs à  la vie des gens simples et modestes, et à  leurs réactions lorsqu’ils se trouvent confrontés à  des situations dramatiques qui souvent les dépassent.
Jean-Pierre et Luc Dardenne filment le plus souvent caméra à  l’épaule, au plus près des personnages du film, presque à  les toucher. Ces personnages, qu’ils ont créés, on sent bien qu’ils sont en totale empathie avec eux, qu’ils les aiment même, qu’ils comprennent leurs doutes, leurs souffrances. Et ils ont l’art de leur donner le visage de comédiens tous remarquables. Marion Cotillard illuminait « Deux jours, une nuit », le précédent film des Dardenne. Adèle Haenel se montre particulièrement à  la hauteur de son rôle, et donne l’image très vraie, très réaliste, très sensible, d’une jeune médecin de famille, où se mêlent force et fragilité. Elle est parfaite.
« La Fille inconnue » est à  classer dans la liste des très bon Dardenne, et c’est donc un film à  voir.

Critique cinéma – Le Pape François

« Le Pape François »
Un film de Beda Docampo Feijoo
Argentine – Espagne – 2015 – 1 h 44

Après la publication d’un nombre impressionnant de livres le concernant, l’humilité et la simplicité bien connues de notre Pape François devraient être sérieusement mises à  l’épreuve, avec la sortie d’un film qui lui est entièrement consacré, sous forme de « biopic* ». Mais ce qui devrait rassurer l’évêque de Rome, c’est que l’image de lui que renvoie le film, n’est jamais hagiographique, mais témoigne d’une vraie sympathie, et d’un grand respect à  son égard. Le parti-pris du réalisateur, et c’est ce qui donne son originalité au film par ailleurs de forme assez classique, tient au fait que le parcours de celui qui deviendra le Pape François, est vu au travers du regard d’une journaliste espagnole, Ana, qui se présente elle-même comme agnostique. C’est par les recherches menées par cette jeune journaliste, par l’interview de vaticanistes et de personnes qui ont connu le Père Jorge, et par des entretiens conduits directement avec lui, quand il n’était encore que Monseigneur Jorge Bergoglio, Archevêque de Buenos Aires, que se révèle progressivement, le portrait du futur Pape François, premier Pape du continent sud-américain. Les premiers entretiens se situent au moment du Conclave de 2005, qui voit l’élection de Benoît XVI (Et « l’échec » de Jorge Bergoglio), et ils vont se poursuivre jusqu’en 2013, date de l’élection du Pape François, et de son accession au Trône de Saint Pierre. Le film déroule ainsi la vie de Jorge Bergoglio depuis la naissance de sa vocation de prêtre, jusqu’à  son élection au Pontificat. La mise en scène, plutôt nerveuse, est très réussie, évitant trop longs discours et lenteurs, bien servie par un beau scope, une belle photographie très lumineuse, et de très bons acteurs : Silvia Abascal dans le rôle d’Ana, la journaliste, et Dario Grandinetti, excellent comédien argentin, dans le rôle du Padre Jorge, le futur Pape François. Une ressemblance très incertaine avec le véritable Pape, jamais gênante cependant, car Grandinetti endosse avec une particulière justesse tout au long du film, la personnalité du Père Jorge et brièvement, celle de François, à  la fin du film. Fréquentation des quartiers populaires de Buenos Aires appelés « villas », humilité, tendresse pour les pauvres et les exclus, miséricorde en direction des pécheurs, secours des victimes de la violence politique et de la corruption, apparaissent clairement tout au long du film, et dès le début du ministère du Père Jorge, prêtre puis évêque. Les caractéristiques de l’apostolat et des qualités humaines et spirituelles que nous reconnaissons aujourd’hui de façon très évidente chez notre Pape François, sont déjà  à  l’œuvre. Un beau film, pour mieux connaître celui qui, avant d’être « Le Pape François » (Titre un peu trompeur du film), fut le Père Jorge, prêtre, évêque, archevêque, serviteur des petits et des pauvres, apôtre des périphéries.
*Biopic : film dont le scénario s’inspire de la vie d’un personnage célèbre.

Pierre QUELIN.

Cinéma – Le Pape François

Le film, « Le Pape François », est projeté au cinéma Bellecombe,
61 rue d’Inckermann, Lyon 6ème,

le lundi 17 octobre 2016 à  19 h 30.

Le Père Jean-Eudes Chavanat, curé de la Paroisse Notre-Dame de Bellecombe, et Pierre Quelin, présenteront le film, et animeront la discussion qui suivra la projection.